[NEM] Suppression de l'aide d'urgence: blessé de 19 ans n'ose plus alles chez le médecin
COMMUNIQUE A LA PRESSE - IGA Solothurn / SOS RacismeConséquences de la suppression de l'aide d'urgence:
Un réfugié sérieusement blessé de 19 ans n'ose plus aller chez le médecin
SOLEURE, le 7 février 2005
Par peur d'être arrêté ou chassé de son abri , un requérant d'asile de 19 ans, J.P. expulsé de son logement et auquel le Service de prévoyance (AGS) avait supprimé toute aide d'urgence, a passé une semaine sans soins sur un matelas de fortune dans un foyer de requérants avec une double fracture de la cheville , avant d'être hospitalisé par nos soins: le requérant accidenté , faisant l' objet d'une mesure de NEM (non-entrée en matière sur la demande d'asile ) n'avait pas osé demander secours aux autorités d'assistance, craignant des représailles.
Dans le canton de Soleure, les personnes frappées de NEM ont l'interdiction absolue de fréquenter ou de dormir dans les appartements d'autres requérants, sous peine d'être accusés de violation de domicile, délit puni par une lourde amende (qu'ils ne peuvent payer ) ou la prison ferme. Les requérants qui les abritent risquent la réduction ou la suppression de leur maigre montant d'assistance. Selon Albert Weibel, en charge de l'assistance aux requérants, les contrôles de police dans la rue et dans les foyers pour requérants ont été intensifiés ces trois derniers mois : les " dormeurs clandestins", dénoncés par l'assistant social ou découverts lors de contrôles de police ciblés , sont mis à la rue en pleine nuit - malgré des températures en dessous de zéro . Et le canton ayant refusé d'ouvrir un centre ou un abri , même en hiver, le problème du logement devient vital pour tous les NEM soleurois.
Les mesures provisionnelles de rétablir l'aide d'urgence, (21 francs par jour: 8 Francs pour la nourriture, 13 Francs pour se loger) ordonnées par le TF le 25 janvier , ne concernent qu'une infime minorité de personnes : les autres "NEM soleurois" - dont J.P. fait partie - sont privés de l'aide d'urgence et la totalité est sans abri, car le concept soleurois exclut la mise à disposition d'un logement.
Le Conseiller d'Etat socialiste Rolf Ritschard , en charge du dossier, continue d'appliquer les mesures de suppression de l'aide d'urgence, anticipant ainsi les propositions du Conseiller Fédéral UDC Christophe Blocher visant à stopper toute aide matérielle aux personnes concernées. Et comme le canton de Soleure ne dispose d'aucune structure de logement bon marché ou gratuite pour les démunis, les 13 francs d'allocation-logement ne sont guère utiles aux chanceux qui ont provisoirement "récupéré "leur aide d'urgence...
Pour plus de renseignements: Françoise Kopf. 079 670 83 22 ou: iga.sosracisme@tiscalinet.ch

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