Un nouveau régime migratoire est en train de se mettre en place. Certains États cherchent à instaurer des régimes fascistes. Le racisme devient le moteur d’un tel système. On dresse les peuples les uns contre les autres, en en faisant des ennemis et des concurrents. On sème délibérément la haine entre les gens. En plus, les politiques racistes et anti-immigration légitiment le démantèlement des droits humains fondamentaux.
Avant, la politique migratoire européenne visait surtout à empêcher la migration. Aujourd’hui, le GEAS fait de l’hostilité envers les migrant·e·s et les réfugié·e·s un principe politique. Les personnes qui migrent ou fuient la guerre sont, par la loi GEAS, privées de leur statut de réfugié·e ou de demandeur·seuse d’asile et transformées en criminel·le·s, en sans-papiers et en personnes marginalisées. Avec cette loi, l’UE et les pays comme la Suisse, qui l’ont approuvée, renoncent de fait à la protection des migrant·e·s.
Aux frontières européennes, Frontex met déjà en œuvre cette politique hostile et meurtrière depuis des années. De nombreux migrant·es et réfugié·es ont été abandonnés à la mort en mer ou dans les montagnes. Lors des passages de frontières, on recourt à la violence contre les réfugié·es. On observe la même chose aux États-Unis : là-bas, l’ICE maltraite, menace et traite les migrant·e·s de manière dégradante. Des personnes ont été tuées sous les yeux du public.
Aujourd’hui, des pratiques similaires doivent être étendues à toute l’Europe avec le GEAS. Aux frontières et dans les pays où on cherche refuge, ça veut dire : plus de violence, plus de répression, plus de contrôles, plus d’exploitation au travail et plus de racisme.
Les nouvelles réglementations liées au GEAS entraînent des changements qui seront difficiles à inverser. La lutte pour les droits et les droits de l’homme est super importante. Mais dans les temps à venir, il ne suffira pas de se battre chacun de son côté. Le mouvement migratoire est fort, diversifié et résilient.
Depuis des années, on a accumulé de l’expérience dans la lutte commune. Il est maintenant temps de renforcer cette lutte au niveau international. La solidarité entre les populations locales et les communautés migrantes ne suffit pas à elle seule. On doit ensemble mettre un terme à la montée en puissance des régimes de droite, de plus en plus fascistes. Ceux-ci visent à démanteler petit à petit les acquis démocratiques et les droits sociaux, et à nous monter les uns contre les autres.
Il faut mener une lutte commune. Nous, chez Rota, on est déterminés à renforcer cette lutte avec vous.
Vive l'auto-organisation des migrants ! Vive la lutte commune !
Vive la solidarité internationale !
Rota – Auto-organisation de personnes migrantes